Bas Moyen-Âge

Il est vraisemblable que dès l’époque gauloise, on ait commencé à modifier et agrandir les cavités naturelles de la falaise ; mais c’est au Xème siècle de notre ère qu’elle va se transformer en une véritable forteresse troglodytique.

Nous sommes alors à la fin des incursions normandes et celles-ci ont laissé suffisamment de mauvais souvenirs pour que l’évêque de Périgueux, Frotaire, représentant le seul véritable pouvoir en place dans cette époque troublée, pour prévenir de nouveaux raids, décide la construction d’un réseau de forts surveillant les traditionnelles voies d’accès des pillards.

La Roque Saint-Christophe, de par son excellente position stratégique, est l’un de ces verrous. Sa garnison pouvant contrôler la vallée et interdire, à l’aide de projectiles, le trafic sur la rivière qui coule directement au pied du rocher, véritable fossé naturel.
Dès lors, abri et terrasses se ferment de palissades de bois et de murs de pierre, sont reliés entre eux par des escaliers et des trappes creusés dans le roc ou par des passerelles et des échelles dont on voit encore les appuis. Pour se préserver des attaques, on aménage soigneusement les entrées en les réduisant à de simples étroitures ouvertes sur le vide, surveillées par des loges et casemates de défense. On creuse niches, bat-flancs, cheminées, rigoles et canalisations drainant les eaux de sources et de ruissellement vers des réservoirs.

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